ENTRE RÊVE ET PENSEES

Texte paru dans le JOURNAL ARC-EN-CIEL PRINTEMPS 2000
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ENTRE RÊVE ET PENSEES

La maman d’Eliot, décédé à trois ans dans un incendie.
Texte paru dans le JOURNAL ARC-EN-CIEL PRINTEMPS 2000.

C’est en regardant passer les avions dans le ciel, lorsqu’ils laissent une longue trace blanche, que j’ai senti et compris à travers un de mes rêves, ton voyage et le sens de ma vie.

Au départ, un long voyage, très prometteur, avec beaucoup de préparatifs, d’amour et de tendresse, pour ce normalement long chemin, ce qui ressemble à la naissance.

Puis vient le décollage avec un peu d’appréhension, car on ne sait jamais ce qui peut arriver à ce moment précis.

Puis l’avion atteint son altitude de croisière, on s’apprivoise, on apprend à se connaître, à se découvrir, les vies des autres, amour, joie, rires, la vie à bord, les projets pour le futur et la suite du voyage.

Puis vient la cruelle séparation, le commandant de bord, lequel je ne suis malheureusement pas, nous désigne « Papa, Mathilde et Maman » de quitter l’avion, de sauter en parachute, pour te quitter, pour nous séparer, c’est de la pure folie, mais nous n’avons pas le choix et nous nous trouvons dans l’obligation d’obéir à cet ordre et de t’abandonner dans cet avion.
Comment est-ce possible ?

Le cœur et l’esprit chamboulés, nous exécutons cet ordre en abandonnant notre fils, notre amour pour toujours.

Nous entamons notre descente en parachute sur une île déserte, tout en ne quittant pas des yeux, nos cœurs pleins de larmes, cet avion qui poursuit son chemin pour une destination inconnue, avec à bord pour tout trésor, notre petit Eliot.

Nous atterrissons tous les trois, tant bien que mal sur cet île, qui ne nous rappelle rien, on se retrouve comme des Robinson Crusoé, à devoir découvrir, parcourir cette île pour tout reconstruire.

Mais nous n’avons jamais quitté des yeux la trace que cet avion a laissée dans le ciel et qui ne s’effacera jamais. C’est un fil qui nous relie pour la vie à toi Eliot.

Après avoir raconté mon rêve à la sœur ainée d’Eliot, elle m’a dit :
« Je pense qu’il a continué le voyage, peut-être avec d’autres enfants à bord, pour un pays merveilleux, le pays de Dieu. »

Pour toi Eliot avec beaucoup d’amour.
Maman

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